|
Le
17 octobre 1847, un nouveau brevet est délivré
au nom de Barthélemy Thimonnier et Jean-Marie
Magnin, avocat, non plus pour un "métier à coudre"
mais pour un "couso-brodeur". Cette dernière invention
destinée à coudre, broder et faire des cordons au
point de chaînette pouvait piquer 300 points par minute.
Le brevet prévoit même la possibilité de mettre
plusieurs aiguilles sur une même machine préfigurant
ainsi les machines modernes. Il prévoit aussi que pour obtenir
une belle couture il faut que la grosseur de l'aiguille soit en
rapport avec l'épaisseur du tissu ! Le couso-brodeur, comme
son nom l'indique, "peut, d'après le brevet, s'appliquer
à toute espèce de broderie au point de chaînette
sur mousselines, linges, velours, satins, draps et cuirs, notamment
les gants". Il peut aussi exécuter un ou plusieurs cordons
(passementerie et bordure de vêtements).
La
machine de Thimonnier remportera la médaille de première
classe à l'Exposition Universelle de Paris de 1855.
Barthélemy
Thimonnier est donc
le premier à avoir mis au point et breveté une machine
réellement capable de remplacer la couture à la main.
Sa machine fut d'ailleurs employée pour coudre les uniformes
des soldats français.
En
moins de 10 ans une usine de confection équipée de
quatre-vingt machines fut ouverte.
Thimonnier est sans nul doute le premier à
concevoir une machine à coudre digne de ce nom, à
la vendre et à en équiper une usine de confection. |